Le vendredi 31 mars je vois ma copine, je lui annonce que je souhaite la quitter.
La situation ne va plus, nous sommes disants et froids l’un envers l’autre, mais je l’aime toujours tout en sachant que cela ne peut continuer. 
Cette décision me torture intérieurement. Le dimanche 2 avril dans l’avion, je ne peux penser à autre chose. La nostalgie me rattrape et les souvenirs des choses que l’on a partagées me reviennent. 

J’arrive dans une ville couverte de cicatrices, stigmates d’un passé douloureux, une atmosphère pesante y règne. Pourtant, s’en émane une poésie et une beauté évidente. Une finesse certaine dans cette tristesse sensible. Des lieux qui ont soufferts, dans lesquels une fragile pureté s’extrait et tente de survivre entourée de poussières.

Je déambule dans cette ville inconnue à l’aide de ma paire de Rollerblade passant constamment de la joie à la tristesse.
Je vois une fille qui me rappelle Amandine, je la photographie.


Ces images pâles, volontairement sobres et légères, mettent en avant un univers subtil et délicat.